• ... est une chose. Remédier au problème en est une autre. Voici à peu près 5 ans maintenant que je souhaite revenir sur ce blog régulièrement et rien n'y fait ! il y a de la procrastination dans l'air,  c'est sûr. Mais je me soigne...

     Et surtout, j'essaie de faire une croix sur le passé et de redémarrer ... en première.

    J'ai commencé par aller visiter tous les blogs  auxquels je rendais visite avec grand plaisir. Certains sont restés au point mort, quatre ans en arrière -comme le mien- ; d'autres ont survécu, modifiant leur concept et leur périodicité. Il reste tout de même des passionnées qui ont beaucoup progressé. Et cela m'a insufflé une énergie disparue depuis longtemps. 

    Lors de cette reprise de contact, je me suis aperçue que certaines avaient opté pour des thèmes bien précis :

    - éliminer les boulets,

    - ou bien encore éradiquer les stocks.

    Deux thèmes qui me paraissent fort à propos en ces temps difficiles  car se délester de tout ce qui encombre et nuit à l'espace vital, aussi grand soit-il, me paraît de nature à respirer (au propre comme au figuré)  plus librement.

    Remotivée par toutes ces lectures, je me suis attaquée dès début janvier à un premier challenge : entreprendre un nouveau projet (je sais, je sais... vous allez dire que j'aurais mieux fait de m'en tenir aux boulets). En fait, pour une raison toute personnelle, j'avais besoin de démarrer quelque chose de nouveau et de suffisamment mécanique pour me tenir concentrée sur autre chose que les pensées perturbatrices..

    Mais comme je reste raisonnable malgré tout, j'ai puisé dans le stock :13 pelotes de SCHACHENMAYER Extra (125 m pour 50g) d'un beau rouge sang pour illuminer la grisaille.

    Je voulais un cardigan-veste classique, intemporel, utilisable en toutes saisons, et confiante j'ai démarré le dos en point de sable, estimant que ce point dont j'aime la texture  serait suffisamment extensible pour être très confortable.

     

    Pas de souci donc, pour ce premier morceau que j'ai doté d'une fente milieu dos, pour faire "veste".

    J'ai ensuite commencé le devant gauche avec dans l'idée de pouvoir en faire l'équivalent d'un cardigan auquel j'avais l'intention d'ajouter un col et des poches. Ce second morceau terminé, un doute a commencé à poindre en mon esprit  : aurais-je assez de fil ?

    J'ai donc pesé mes morceaux terminés et mes craintes n'ont fait que se confirmer : 228 g pour le dos, 127 g pour le premier devant, Sans le col, cela m'a paru un peu juste.

    Battre sa coulpe

     

    Pour en avoir le coeur net, j'ai aussitôt  entrepris de tricoter une première manche. Le résultat fut sans appel : 109 g pour une manche !

    Battre sa coulpe

    Dans ces conditions, je n'ai vu qu'une solution : revoir mon projet à la baisse en ramenant la veste initiale à un gilet échancré jusqu'à la taille.

     

    Battre sa coulpe

    J'espérais que cette reconstruction serait suffisante, mais je me trouve bloquée au niveau de l'emmanchure du côté droit. Je ne sais vraiment pas si le détricotage du devant gauche me libérera assez de matière pour conclure, d'autant que les emmanchures manquent un peu de hauteur. Ultime ressource, je pourrai encore récupérer la laine des fonds de poche mais ensuite la seule alternative restante sera de réduire tout le projet de quelques centimètres sous les aisselles. Autant dire que cette formule ne me plaît pas franchement....

    Je vais m'activer pour pouvoir vous livrer le fin mot de l'histoire d'ici une quinzaine de jours. En attendant, je vous souhaite de belles semaines ensoleillées.


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  • Image du jour

    Image du jour

     

    Lorsque, il y a deux jours, j'ai ouvert mes volets, je me suis trouvée plongée sous un moutonnement noir intense, incandescent par plaques et lorsque j'ai tourné la tête vers l'est, j'ai eu l'impression d'une éruption volcanique. Heureusement, la raison était encore là pour apaiser les craintes funestes d'un tel désastre.

    Dans le Sud-Ouest, nous sommes fréquemment admiratifs devant les couchers de soleil rouges et or, mais il est assez rare de voir ce phénomène au lever. D'ordinaire le ciel est plutôt teinté de violet,paré de rose , parfois de vert. Chaque jour, c'est une surprise, souvent un enchantement. 

    Mais cette fois-ci, la vision était plutôt  oppressante. Il a cependant suffi de quelques minutes, une dizaine, pour que le ciel prenne une couleur plus rassurante annonciatrice d'une journée agréablement ensoleillée.

    J'ai eu envie de partager cet instant avec celles qui par le passé me lisaient et c'est ainsi que j'ai renoué avec ce blog en jachère depuis un an, à quelques jours près. 

    A moi d'y revenir plus régulièrement.

    A bientôt, sans doute.

     


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