• Mes petites-filles adorent les crêpes et moi aussi car je trouve que c'est toujours un moment extrêmement convivial de les préparer et les déguster ensemble.  Cela fait des années que j'essaie la recette d'un tel ou d'un tel sans jamais être vraiment satisfaite. Mais cette fois-ci j'en ai trouvé une parfaitement à mon goût et désormais je ne chercherai pas plus loin.

    Je veux parler de la recette que Christophe MICHALAK (Champion du Monde de pâtisserie en 2005 - rien de moins que cela, s'il vous plaît) nous livre dans son livre "Les desserts qui me font craquer" édité chez Plon.

    Période orange

    Très simple : rien de plus que les ingrédients de base :

    • 200g de farine,
    • 500g de lait (50cl)
    • 60g de sucre glace,
    • 2 jaunes d'oeufs et 2 oeufs entiers (respectivement 40g et 100g)
    • 80g de beurre,
    • grand marnier (10cl)
    • zestes d'orange (1pièce)

    Comme chacun le sait, la pâtisserie est affaire de précision. J'ai donc pris le parti (et je le fais chaque fois que je teste une nouvelle recette) de peser scrupuleusement les ingrédients. Par rapport aux recettes que j'avais utilisées jusqu'à présent, la différence essentielle tient :

    -   au nombre d'oeufs,

    - au remplacement du sucre en poudre  par du sucre glace,

    - au beurre transformé en beurre noisette, et passé 

    - ainsi qu'à la méthode de préparation de la pâte.

    Je tamisais toujours le sucre et la farine mais cette fois-ci, à l'inverse des préparations précédentes, il faut délayer au fouet les oeufs dans le lait avant de les ajouter progressivement au mélange farine/suce glace ce qui présente le grand avantage d'éviter les grumeaux à tel point qu'il s'avère même inutile d'utiliser le batteur.

    Autre avantage : la préparation est utilisable tout de suite à l'inverse de celles qui préconisent de laisser reposer la pâte.

    Personnellement, après plusieurs essais dont certains ont été tentés par mes petites-filles (c'est vraiment un jeu d'enfant) j'ai fixé ma propre recette en ajoutant un grain de sel (oublié volontairement dans la recette originale ?), et soutenu les zestes d'orange par quelques gouttes d'arôme naturel d'orange tout en supprimant l'alcool.

    Evidemment, lors de la cuisson, tout dépend de la quantité de pâte déposée dans la poêle. Personnellement j'en mets assez peu afin d'obtenir une crêpe moelleuse à coeur et croustillante en périphérie. J'apprécie particulièrement cette différence de texture. Ajoutez à cela que les crêpes sont très savoureuses sans ajout supplémentaire, ce que mes petites-filles ne démentiront pas.

    Période orange

     

    Période orange, disais-je. En allant à Paris, je savais pertinemment où trouver les oranges amères que je recherchais pour  confectionner du vin d'orange.

    C'est  pour moi un premier essai que je voulais tenter depuis longtemps en prévision de soirées festives. J'ai compulsé mes ouvrages, regardé sur internet et finalement opté pour la recette de mon amie Christine parce qu'elle en a été satisfaite et aussi parce qu'il me manquait pour les autres un contenant en verre assez grand.

    L'opération se déroule en deux temps :

    - Il faut laisser macérer pendant 2 mois le zeste de 5 oranges amères, une orange douce et un citron non traités coupés en morceaux, une gousse de vanille fendue, 10g d'écorce de cannelle, 1 litre d'alcool de fruit. Vite fait...

    Période orange

    - Après cela il faut être un peu patient et au bout de 2 mois passer la préparation jusqu'à obtention d'une limpidité parfaite. Ensuite faire fondre de 350g à 600g de sucre (selon les goûts de chacun) dans un demi-litre de vin puis ajouter le reste du vin (5l au total, blanc ou rosé au choix).

    Le vin d'orange peut être consommé quelques jours plus tard mais il peut se conserver 2 à 3 ans et parait-il n'en est que meilleur.

    Pour le moment, je n'en suis qu'au premier stade et la  première dégustation n'est prévue que dans deux, trois mois...je vous en reparlerai.

    Et puis j'ai voulu refaire le gâteau à l'orange dont Libby nous a donné la recette dans son  post du 22 janvier mais en utilisant des oranges sanguines pour tester s'il y aurait une différence. C'était comme un coup de soleil car il est ressorti bien bronzé du four. Tout aussi délicieux que le premier. Mais franchement, je ne crois pas que les oranges y soient pour grand chose.

     

    Période orange

     

    Et comme il me restait encore des oranges, j'ai fait de la confiture en mélangeant oranges amères, oranges douces et oranges sanguines. Et contrairement à ce que je craignais les enfants ont beaucoup apprécié  l'amertume des oranges amères, bien tempérée il est vrai par les autres.

    Période orange

    Excellente semaine à toutes.


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  • Me voici revenue d'un court séjour à Paris.

    Sans beaucoup d'images car trop chargée à l'aller je n'avais pas pu emporter mon appareil photo plutôt lourd. Ce qui en soi n'était pas bien grave puisque de toutes manières où que je sois allée les clichés étaient interdits.

    Le froid, comme partout, était  particulièrement saisissant associé qu'il était à une petite bise pernicieuse.  De ce fait,  peu de sorties à l'exception d'une soirée à la Comédie Française où j'ai pu apprécier la conception architecturale du Théâtre Ephémère d'une part et la  trilogie de la Villégiature de Goldoni qui y était donnée, d'autre part. Le spectacle, malgré une durée de 4h, ne fut jamais lassant tant l'interpréation était bien  enlevée.

    Le temps ne se prêtait vraiment pas à flâner le nez en l'air le long de la Seine. Mais aller à Paris sans visiter au moins une petite exposition ne m'est guère concevable. Cette fois-ci, j'ai jeté mon dévolu sur 'L'animal au Moyen Âge" installée dans la Tour de Jean Sans  Peur pour un double intérêt : la visite du bâtiment et celui de l'exposition.

    Petite virée à Paris

    L'exposition regroupait des textes et une iconographie traitant des animaux durant cette période. Peu de découvertes mais quelques anecdotes amusantes ou des images pour moi inédites comme les cimiers de heaume en licorne ou en bar.

     Petite virée à Paris

    ou encore des représentations gentiment naïves d'animaux exotiques 

    Petite virée à Paris

     (Toutes les images précédentes sont  issues soit du dépliant de la Tour Jean Sans Peur soit d'une brochure éditée par le Musée lui-même)

    Je comptais beaucoup sur mes heures de train pour avancer Marsha mais sans doute distraite par le paysage enneigé ou la fatigue, j'ai fait de nombreuses erreurs qui m'ont conduite  à recommencer.

    Voici tout de même ce que devrait donner sa bordure lorsqu'elle sera bloquée.

     

     

    Petite virée à Paris

     

    A mardi prochain.


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  • Tout d'abord, mes bonnes résolutions de ne pas acheter de fil cette année se sont envolées, alors même que le mois de janvier n'était pas terminé ! Pas de quoi pavoiser. 

    L'idée de couverture qui me trottait par la tête m'a poussée à regarder sur internet ce que je pourrais trouver comme fil léger, chaud, aux coloris plaisants, et à un  prix raisonnable pour réaliser enfin la couverture à laquelle je pense depuis  bien trop longtemps.

    J'étais partie sur du bleu ciel et de l'écru, mais finalement j'ai écouté mon amie Christine qui m'a judicieusement soufflé que, peut-être, pour une couverture ce serait un peu salissant.

    Et j'ai trouvé ceci, à environ 3€ la pelote, frais d'envoi compris :

     

     Quoi de neuf en tricot ?

     

    Les pelotes à peine arrivées, j'ai aussitôt tenté un échantillon : le même motif que celui tricoté avec la Bergereine :

     

    Quoi de neuf en tricot ?

    Comparé au précédent échantillon, la définition du motif est moins nette mais le carré (qui est rectangulaire d'ailleurs) est beaucoup plus léger : 9 g au lieu de 12 pour la Bergereine.

    La couverture sera donc plus légère, moins onéreuse car les pelotes ont un métrage beaucoup plus long (125m au lieu de 95m) et beaucoup plus douillette au toucher.

    J'ai décidé d'utiliser les lisières classiques pour faciliter les coutures, un montage et un arrêt  des mailles provisoires pour pouvoir ultérieurement assembler les morceaux avec la méthode dite  des trois aiguilles. 

    Le projet étant maintenant bien construit, je suis retournée à mes en-cours du moment :

    Marsha

     Le dos est terminé. Rien de bien passionnant en soi, à part la couleur plutôt chaude et tout-à-fait dans mes tons.

     Quoi de neuf en tricot ?

    Mais  comme j'ai de longs voyages en train en perspective, je vais commencer les devants tout en roulant vers Paris. Et heureusement, il y aura quelques petites fantaisies sur les devants.

    et Posse :

    Il a quelque peu avancé. Il faut dire que je suis très surveillée. J'ai atteint maintenant les premiers motifs en intarsia. 

    Quoi de neuf en tricot ?

     

    Pour l'instant, cela ressemble plus à un embrouillamini de fils qu'à du jacquard. Mais je ne désespère pas.

    Quoi de neuf en tricot ? 

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     Je vais essayer maintenant de poster plus régulièrement, le mardi, comme je le faisais chez Josette.

    Mais  j'avoue que je bataille encore beaucoup avec les fonctionnalités d'Eklablog et que je suis assez surprise de savoir qu'à l'écran, chez vous, vous ne recevez pas les mêmes photos que celles qui figurent sur le mien. Heureusement, j'ai un soutien bénévole indéfectible qui me signale les anomalies. Merci à Elle. Même si je ne comprends pas le pourquoi du comment et n'arrive pas à tout remettre en ordre. Là aussi, je ne désespère pas.

     A mardi prochain.


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  • Léa a  un petit sac en forme de mouton qui lui a été offert il y a déjà plusieurs années et auquel elle semble attachée. Malheureusement, c'est une fantaisie réalisée à la va-vite qui a rapidement montré de gros signes de fatigue : doublure trop fragile effilochée et  fermeture éclair cassée.

    Elle est donc venue me voir pour essayer de le remettre en état. J'ai tout de suite vu là l'occasion de lui apprendre à tenir une aiguille. En élève appliquée elle a soigneusement décousu la doublure, rapetassé les déchirures internes,  a taillé le nouveau tissu que nous avions choisi ensemble et a même appris à se servir de la machine à coudre. 

    Le mouton de Léa 

    Il lui a tout de même fallu un certain temps pour piquer, découdre, re-piquer, surfiler  et j'ai terminé l'ouvrage qui commençait à devenir un  peu trop fastidieux pour elle ;  j'ai estimé que pour une première séance, il ne fallait surtout pas la pousser au découragement.

    Le mouton de Léa 

    Et au plaisir de faire, s'est vite associé celui d'avoir pu réparer un objet qu'elle aime bien. Et les voilà repartis tous les deux bras dessus, bras dessous pour quelques promenades supplémentaires.

    Le mouton de Léa

     

    A bientôt.


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  • Tricoter Marsha, pour l'instant, ne présente  pas grand intérêt puisqu'il ne s'agit que de point mousse. En dépit de quelques augmentations ou diminutions bien placées, je suis  un peu lasse de cet exercice et mon esprit vagabonde à la recherche du projet suivant.

    Cela fait plusieurs mois, presqu'une année déjà, que j'ai en tête de tricoter une couverture pour l'une de mes petite-filles. J'ai longtemps hésité devant le great american aran afghan, que je trouve très  intéressant mais trop monochrome et l'idée m'est alors venue de faire une couverture en utilisant les diagrammes présentés par Sheila Mac Gregor dans son livre "Traditional Fair Isle Knitting".

    J'ai donc tenté un échantillon avec de la Bergereine, un fil que j'affectionne particulièrement, en raison de sa matière (50% laine, 50% coton) que j'ai souvent tricoté avec toujours une excellente définition et de bons résultats, même si je le trouve un peu lourd.

    J'ai  tricoté un premier carré d'essai :

    Le "ROWAN 51" me sauve de l'ennui.

    Je réfléchissais déjà aux bordures des carrés afin d'assurer ultérieurement un joli montage, à la pointe de couleur insolite à glisser dans l'ensemble, lorsque j'ai pris conscience en pesant l'échantillon que je ne tirerais que 3 carrés par pelote, que n'ayant que 15 pelotes en stock, je n'obtiendrais jamais qu'une couverture de ... bébé. Il faut dire que l'heure, cette année encore, est au déstockage et que je n'entends pas acheter de  pelotes supplémentaires. Encore qu'une petite voix insidieuse me glisse souvent à l'oreille "Pourquoi pas ? La différence de bain ne se verra pas dans les carrés ! Pour l'une de tes  petite-filles...."  

    J'ai fait la sourde oreille et me suis tournée vers mes anciens catalogues, Ravelry et plus largement sur internet où j'ai découvert que le ROWAN 51 était sorti. Corollaire immédiat : une commande rapide pour me récompenser de ma farouche résistance à l'achat de nouvelles  pelotes.

    A peine commandé, déjà arrivé. Avec la satisfaction d'y voir en détail plusieurs modèles que j'avais repérés et qui pourraient  convenir aussi bien à ma silhouette qu'à la diminution du stock. 

    Mais le moment qui m'a sauvé de l'ennui, je le dois à Léa (9ans). Alors qu'elle passait me dire bonsoir, je lui ai mis le catalogue entre les mains à charge pour elle de le commenter. Et ce fut très savoureux d'entendre ses remarques du genre :

    • Il ne doit  pas être pratique (modèle Crusader)
    • je n'aime pas les ventre-à-l'air, pourtant les couleurs sont jolies  (modèle Menton)
    • le col : ça fait bizarre (modèle St Raphaël que jaurais pourtant bien vu pour elle)
    • il est triste (modèle Settler)

    Autant dire que tout à l'écoute de ses propos, je me suis bien gardé d'ajouter mon grain de sel afin de  ne pas perdre la mine d'informations spontanées fournies si généreusement en si peu de temps. 

    Et elle a eu des engouements (Lead, Frontier) mais son coeur a beaucoup balancé entre Posse et Grimaud. Finalement son dévolu s'est indéniablement fixé sur le dessin des "losanges aplatis" (sic) et les couleurs de Posse mais avec la forme de Grimaud. Je vais donc tricoter un hybride.

     

    Le "ROWAN 51" me sauve de l'ennui.

    Toutes affaires cessantes, nous avons sorti les cartes d'échantillons, puis les pelotes et dans la foulée j'ai vite tricoté un premier échantillon.

    Le "ROWAN 51" me sauve de l'ennui.

     

     Le "ROWAN 51" me sauve de l'ennui.

    J'ai utilisé des fils Licorne de PHILDAR dans les coloris Jean's, Ozone, Porto, Camélia, Eglantine, Persan et Tournesol (dans leur ordre d'apparition du bas vers le haut) avec des aiguilles 2,5.

    Puisque l'échantillon plaisait à la demoiselle, nous avons pris les mesures et décidé d'un commun accord que le décolleté serait moins profond, les manches assez larges et au coude, que le gilet serait un peu plus long (pour le porter plus longtemps a-t 'elle dit et que nous poserions quelques boutons supplémentaires très resserrés juste en haut du gilet.

    Du sur mesure, en somme.

    Et je  n'ai plus qu'à faire. Avec délice je dois dire,  tant je suis ravie de voir la mine réjouie de Léa à la moindre avancée.

    Je vous souhaite à toutes une excellente semaine.


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