• Le lit que j'utilise actuellement, suite à des échanges de mobilier, m'a été donné.

    J'ai toujours aimé ce  modèle avec appuis-tête individuels. Il avait déjà bien vécu : l'habillage en tissu était très défraîchi, usé par endroits et une housse de tête de lit était manquante. 

    Voici son état lorsqu'il m'est arrivé.

    N'est pas tapissier qui veut.

    A l'époque, j'avais pensé que les housses des têtières étant amovibles, ce serait assez simple d'en refaire de nouvelles.

    Et puis, un jour, je suis tombée par hasard sur un tissu bleu marine comme je le souhaitais, très peu cher, en un espèce de plastique doublé d'un jersey qui apparemment le rendait assez extensible. J'en ai alors acheté 5m en imaginant que j'allais tenter de refaire moi-même la garniture de ce lit qui dépareillait tout de même ma chambre remise à neuf.

    Après un démontage en règle, assez facile d'ailleurs, j'ai repeint les piètements qui avaient pris quelques coups d'aspirateur malencontreux

    N'est pas tapissier qui veut.

    et me suis ensuite attaquée aux têtières.

    Et là,  j'ai dû reconnaître que cela n'était pas du tout aussi aisé que je l'espérais. Pourtant, j'ai tout d'abord démonté soigneusement celle qui restait  pour en faire un gabarit, respecté les dimensions mais lorsque j'ai voulu l'installer : catastrophe. Des plis disgracieux fleurissaient tout autour.

    N'est pas tapissier qui veut.

    N'est pas tapissier qui veut.

    J'ai alors pensé que j'avais piqué avec trop de sécurité. J'ai donc rétréci la housse d'un demi-centimère.  Mais au deuxième essai, ce n'était guère mieux, sinon pire.

    N'est pas tapissier qui veut.

    J'avoue qu'à ce stade, j'étais quelque peu désemparée. J'ai alors cherché une explication sur internet et j'ai eu la chance de croiser ce blog .

    J'ai alors pris le parti de contacter l'auteure, qui m'a paru particulièrement douée, vu ses résultats. Et qui, de surcroît, s'est révélée fort aimable. Après envoi de mes premières photos, elle m'a indiqué que je devais avoir environ 2 cm de tissu en trop et m'a expliqué que je devais vérifier en mettant la têtières à l'envers. 

    N'est pas tapissier qui veut.

    Je m'en suis voulu de ne pas y avoir pensé toute seule, d'autant que j'ai déjà pratiqué cette méthode  pour des housses de chaise. J'imagine que j'ai trop fait confiance au gabarit.

    J'ai donc largement rétréci la housse et ce en plusieurs étapes, car le tissu se prête fort mal à la pose d'épingles du fait de son enduit.

    Voici le résultat actuel : encore des plis mais beaucoup moins et je pense que je  pourrais encore améliorer la chose si je retirais quelques millimètres surtout dans le bas de la têtière. 

     

    N'est pas tapissier qui veut.

     

    Ensuite je me suis occupée du cadre. Là aussi j'ai découpé soigneusement le gabarit des coins. J'ai supprimé les coutures qui se trouvaient au milieu des grands lés et ai renoncé à surpiquer les coins par crainte d'avoir à défaire (ce qui aurait été très vilain dans ce tissu enduit).

    N'est pas tapissier qui veut.

    Et voici le lit terminé.

    N'est pas tapissier qui veut.

    Imparfait certes, mais tout de même de la couleur que je souhaitais et beaucoup plus  propre que l'ancien. Cette opération me permettra aussi de patienter quelques années avant de le confier à un professionnel qui non seulement  remplacera l'habillage mais aussi la mousse intérieure qui commence à se déliter.

    Cette expérience m'a permis de conforter mon  impression première : N'est pas tapissieur qui veut. Bonne semaine à toutes.


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  • Je pensais en avoir bientôt fini avec ce modèle alors même que les manches étaient encore en cours de finition.

    J'étais même plutôt satisfaite à voir la belle allure du corps qui, sur cintre, attendait patiemment  ses manches :

    Marsha 

    Je savais déjà, à le regarder, qu'il fallait que je rétrécisse la bande d'encolure dos mais cela ne me paraissait alors qu'une petite formalité pour en arriver à bout.

    Grossière erreur. Au premier essayage, ma désillusion fût grande. Il semble que son séjour sur le cintre ait permis au point mousse de se détendre fâcheusement dans toute la partie supérieure. Ajouté à cela,  j'ai dû commettre quelques erreurs de calcul car alors que le dos et les devants ont strictement le même nombre de rangs, les devants sont trop longs au point de bâiller vilainement au-dessus du bouton, lorsque je le porte.

    Je crains qu'il ne me faille détricoter les devants jusqu'aux emmanchures sûrement, peut-être même jusqu'à la taille .

    Je demanderai jeudi prochain à Pierrette, qui pilote le Groupe de couture dont je fais partie,  quelles seraient les retouches adéquates avant de me lancer tête baissée dans le détricotage en règle.

    Pour l'heure, je vais donc me pencher sur quelque chose de plus simple : une écharpe étroite et longue pour ma soeur qui a des souhaits très précis en la matière. Pour ne pas changer un fil qui gagne, ce sera encore de la Kid Silk mais elle a choisi le coloris "brick", très doux qui s'associe fort bien avec du vert bouteille ou du sépia.

    Marsha

    Et pour le modèle, elle préfère les fleurs de l'écharpe bleue d'Eva. Du déjà vu, très répétitif.

    Bonne semaine à toutes.


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  • Il y a de cela deux ans maintenant, j'avais tricoté ceci :

    Encore de l'orange

    Il s'agit du modèle Alpine paru dans Victorian Lace Today de Jane Sowerby.

    Cette étole était destinée à mon amie Christine qui en avait choisi la couleur (Jelly en Kid silk Haze).

    Elle l'a beaucoup portée ne tarissant pas d'éloges sur sa finesse, sa douceur, sa chaleur. E t comme elle utilise beaucoup ce genre d'accessoires, je me suis dit que ce serait une bonne idée de lui offrir un autre modèle pour son anniversaire. Aussi, l'été dernier lorsque nous nous sommes retrouvées à Paris pour une journée de balade, je l'ai conduite jusqu'au Bon Marché pour lui faire choisir le coloris qui lui plairait. Bien m'en a pris car jaurais penché vers un rose tendre (Grace) un vert anis très clair (Garden) ou au pire un rose beaucoup plus vif (Candy girl) 

     

    Encore de l'orange

    mais elle a opté pour un orange soutenu : Marmalade.

    Et puisqu'il n'y avait plus l'effet de surprise, j'ai poussé la question jusqu'au modèle qu'elle souhaiterait. Mais après de nombreuses propositions issues de mes ouvrages et de Ravelry, elle a fini par décider que, tout compte fait, elle aimerait le même modèle mais en plus court. 

    Voici donc Alpine bis, toujours en KSH, marmalade cette fois, tricotée avec du 3,5. Elle mesure 1m45 de long contre 1m80 pour la première et pour équilibrer les proportions générales j'ai supprimé une colonne de motif sur le  panneau central et réduit considérablement les bases.

     

    Encore de l'orange

    La voici, à l'envers, au blocage

     

    Encore de l'orange

    Encore de l'orange

     

     

     

     

     

     

     

     

    et

     

     

     

     

    et maintenant à l'endroit de face et de dos portée par mes deux mannequins préférés.

    Bonne semaine à toutes.


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  • Mes petites-filles adorent les crêpes et moi aussi car je trouve que c'est toujours un moment extrêmement convivial de les préparer et les déguster ensemble.  Cela fait des années que j'essaie la recette d'un tel ou d'un tel sans jamais être vraiment satisfaite. Mais cette fois-ci j'en ai trouvé une parfaitement à mon goût et désormais je ne chercherai pas plus loin.

    Je veux parler de la recette que Christophe MICHALAK (Champion du Monde de pâtisserie en 2005 - rien de moins que cela, s'il vous plaît) nous livre dans son livre "Les desserts qui me font craquer" édité chez Plon.

    Période orange

    Très simple : rien de plus que les ingrédients de base :

    • 200g de farine,
    • 500g de lait (50cl)
    • 60g de sucre glace,
    • 2 jaunes d'oeufs et 2 oeufs entiers (respectivement 40g et 100g)
    • 80g de beurre,
    • grand marnier (10cl)
    • zestes d'orange (1pièce)

    Comme chacun le sait, la pâtisserie est affaire de précision. J'ai donc pris le parti (et je le fais chaque fois que je teste une nouvelle recette) de peser scrupuleusement les ingrédients. Par rapport aux recettes que j'avais utilisées jusqu'à présent, la différence essentielle tient :

    -   au nombre d'oeufs,

    - au remplacement du sucre en poudre  par du sucre glace,

    - au beurre transformé en beurre noisette, et passé 

    - ainsi qu'à la méthode de préparation de la pâte.

    Je tamisais toujours le sucre et la farine mais cette fois-ci, à l'inverse des préparations précédentes, il faut délayer au fouet les oeufs dans le lait avant de les ajouter progressivement au mélange farine/suce glace ce qui présente le grand avantage d'éviter les grumeaux à tel point qu'il s'avère même inutile d'utiliser le batteur.

    Autre avantage : la préparation est utilisable tout de suite à l'inverse de celles qui préconisent de laisser reposer la pâte.

    Personnellement, après plusieurs essais dont certains ont été tentés par mes petites-filles (c'est vraiment un jeu d'enfant) j'ai fixé ma propre recette en ajoutant un grain de sel (oublié volontairement dans la recette originale ?), et soutenu les zestes d'orange par quelques gouttes d'arôme naturel d'orange tout en supprimant l'alcool.

    Evidemment, lors de la cuisson, tout dépend de la quantité de pâte déposée dans la poêle. Personnellement j'en mets assez peu afin d'obtenir une crêpe moelleuse à coeur et croustillante en périphérie. J'apprécie particulièrement cette différence de texture. Ajoutez à cela que les crêpes sont très savoureuses sans ajout supplémentaire, ce que mes petites-filles ne démentiront pas.

    Période orange

     

    Période orange, disais-je. En allant à Paris, je savais pertinemment où trouver les oranges amères que je recherchais pour  confectionner du vin d'orange.

    C'est  pour moi un premier essai que je voulais tenter depuis longtemps en prévision de soirées festives. J'ai compulsé mes ouvrages, regardé sur internet et finalement opté pour la recette de mon amie Christine parce qu'elle en a été satisfaite et aussi parce qu'il me manquait pour les autres un contenant en verre assez grand.

    L'opération se déroule en deux temps :

    - Il faut laisser macérer pendant 2 mois le zeste de 5 oranges amères, une orange douce et un citron non traités coupés en morceaux, une gousse de vanille fendue, 10g d'écorce de cannelle, 1 litre d'alcool de fruit. Vite fait...

    Période orange

    - Après cela il faut être un peu patient et au bout de 2 mois passer la préparation jusqu'à obtention d'une limpidité parfaite. Ensuite faire fondre de 350g à 600g de sucre (selon les goûts de chacun) dans un demi-litre de vin puis ajouter le reste du vin (5l au total, blanc ou rosé au choix).

    Le vin d'orange peut être consommé quelques jours plus tard mais il peut se conserver 2 à 3 ans et parait-il n'en est que meilleur.

    Pour le moment, je n'en suis qu'au premier stade et la  première dégustation n'est prévue que dans deux, trois mois...je vous en reparlerai.

    Et puis j'ai voulu refaire le gâteau à l'orange dont Libby nous a donné la recette dans son  post du 22 janvier mais en utilisant des oranges sanguines pour tester s'il y aurait une différence. C'était comme un coup de soleil car il est ressorti bien bronzé du four. Tout aussi délicieux que le premier. Mais franchement, je ne crois pas que les oranges y soient pour grand chose.

     

    Période orange

     

    Et comme il me restait encore des oranges, j'ai fait de la confiture en mélangeant oranges amères, oranges douces et oranges sanguines. Et contrairement à ce que je craignais les enfants ont beaucoup apprécié  l'amertume des oranges amères, bien tempérée il est vrai par les autres.

    Période orange

    Excellente semaine à toutes.


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  • Me voici revenue d'un court séjour à Paris.

    Sans beaucoup d'images car trop chargée à l'aller je n'avais pas pu emporter mon appareil photo plutôt lourd. Ce qui en soi n'était pas bien grave puisque de toutes manières où que je sois allée les clichés étaient interdits.

    Le froid, comme partout, était  particulièrement saisissant associé qu'il était à une petite bise pernicieuse.  De ce fait,  peu de sorties à l'exception d'une soirée à la Comédie Française où j'ai pu apprécier la conception architecturale du Théâtre Ephémère d'une part et la  trilogie de la Villégiature de Goldoni qui y était donnée, d'autre part. Le spectacle, malgré une durée de 4h, ne fut jamais lassant tant l'interpréation était bien  enlevée.

    Le temps ne se prêtait vraiment pas à flâner le nez en l'air le long de la Seine. Mais aller à Paris sans visiter au moins une petite exposition ne m'est guère concevable. Cette fois-ci, j'ai jeté mon dévolu sur 'L'animal au Moyen Âge" installée dans la Tour de Jean Sans  Peur pour un double intérêt : la visite du bâtiment et celui de l'exposition.

    Petite virée à Paris

    L'exposition regroupait des textes et une iconographie traitant des animaux durant cette période. Peu de découvertes mais quelques anecdotes amusantes ou des images pour moi inédites comme les cimiers de heaume en licorne ou en bar.

     Petite virée à Paris

    ou encore des représentations gentiment naïves d'animaux exotiques 

    Petite virée à Paris

     (Toutes les images précédentes sont  issues soit du dépliant de la Tour Jean Sans Peur soit d'une brochure éditée par le Musée lui-même)

    Je comptais beaucoup sur mes heures de train pour avancer Marsha mais sans doute distraite par le paysage enneigé ou la fatigue, j'ai fait de nombreuses erreurs qui m'ont conduite  à recommencer.

    Voici tout de même ce que devrait donner sa bordure lorsqu'elle sera bloquée.

     

     

    Petite virée à Paris

     

    A mardi prochain.


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