• Les vacances scolaires étaient propices à une petite escapade. Direction : Paris.

    Léa, depuis quelques temps demandait à aller au Louvre. Et comme il ne faut jamais sabrer les bonnes intentions, j'avais dans l'idée de lui donner l'occasion d'apprécier l'ampleur du bâtiment et  de son contenu. Prudente, je lui avais mis entre les mains un gros ouvrage faisant une description sommaire des collections pour qu'elle puisse choisir le département qui lui plairait le plus. Son choix, initialement, s'est porté sur la peinture de la première moitié du 19ème siècle. Les choix des enfants me surprennent souvent. Mais finalement, sans doute après avoir entendu nos papotages d'adultes et après concertation avec sa soeur, nous avons atterri en Egypte ancienne.

    Autre musée, autre style au Palais de la Découverte. Nous y sommes allées pour le Planétarium mais en prime nous avons profité de l'occasion pour nous livrer à une  enquête policière au temps de la Préhistoire et regardé une exposition sur la communication animale. Les sollicitations étaient tellement nombreuses que nous avons décidé de déjeuner sur place avant d'aller au Théâtre Michel où était donné l'Avare.

    Journées particulièrement bien remplies, juste entrecoupées d'une période de "repos" chez les cousins à jouer au ballon, faire de la balançoire, s'agiter en tous sens ce qui a eu pour conséquence un endormissement quasi instantané  dans le train du retour.

    Mais dès le lendemain, nous reprenions nos visites. Au musée de la Porte Dorée cette fois. Ce musée, très atypique du fait de son archtiecture, a été conçu par l'architecte Laprade 

     

    A Paris

    et ses façades ont été sculptées par  Janniot et son atelier.

    A Paris

    Les collections abritées dans cet édifice ont été transférées principalement au Musée du Quai Branly mais il y demeure l'aquarium tropical. 

    Et de s'y promener reste toujours passionnant quel que soit l'âge du visiteur

    à cause de l'intensité des couleurs : crevette cardinal, écrevisse bleue et poissons plutôt voyants

    A Paris

           A Paris

     

            A Paris         A Paris

    à cause de la luminosité de l'argent juste posé sur les écailles simplement géométriques ou associé à du bleu ciel ou du gris anthracite mâtiné de bleu :


    A Paris

     

    A Paris

    A Paris

     

     

     

     

     

     

     

    par la diversité des motifs décoratifs : 

    chez les raies je n'ai pu m'empêcher de  penser à certains modèles de K. Fassett

              A ParisA Paris

              A ParisA Paris

    En matière de pois, certains jouent les Pierrots :

    A Paris

    D'autres préfèrent associer motifs géométriques et couleurs, telle cette étoile :

    A Paris

    ou rayures, zébrures en tous genres et couleur :

           A ParisA Paris

           A ParisA Paris

          A ParisA Paris

           A ParisA Paris

    Les surprises ne s'arrêtent pas là. Les piranhas optent pour le lurex, d'autres pour de petites traces colorées à l'emplacement judicieusement choisi. Les rascasses renoncent à la couleur mais optent pour une multitude de voiles

     

            A ParisA Paris

            A Paris A Paris

        Et si certains n'hésitent pas à adopter des attributs mythiques

            A ParisA Paris

    d'autres préfèrent joindre à une forme plus classique, le mouvement (les demoiselles étaient très difficiles à photographier en raison de leur vivacité) et la délicatesse de nuances à peine irisées

            A ParisA Paris

    Personnellement, jaurais bien aimé traîner dans le reste du Musée qui abrite aussi des éléments décoratifs de l'époque 1930 mais l'heure tournait et il était fortement question de rentrer déjeuner

    Et pour clore cette visite, une dernière photo de la statue d'environ 5m de haut en bronze doré sculptée par Drivier.  Je ne m'étendrai pas sur le symbolisme très contreversé de cette oeuvre au demeurant pleine de puissance et de majesté triomphante. L'aînée de mes petites-filles a cru y reconnaître Athéna. Soit. Quoique avec un casque de type gaulois, cela reste à démontrer.

    A Paris

    A bientôt.

     

    Toutes les photos ont été prises sans flash pour préserver la transquillité des espèces. Ceci explique le flou non artistique de certains clichés. Cependant en cliquant sur les images, vous pouvez les agrandir et apercevoir les détails.


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  • (En cliquant sur les photos, vous pouvez les agrandir)

    Après des jours et des jours de pluie, théoriquement le beau temps devrait être de retour si on en croit l'adage. Il y a bien eu une tentative l'un de ces derniers matins qui a fait rosir les montagnes mais cela n'a pas duré longtemps.

    C'était tout de même suffisamment joli pour que je m'essaie à une photo.

    Après la pluie...

    Et puis dans la foulée, j'ai trouvé aussi un peu de rose au jardin, de quoi virer à la bonne humeur en dépit de la météo.

    Après la pluie...

    Aidée par cela et l'urgence, je me suis sérieusement attelée à l'écharpe "Fleur" destinée à ma soeur.

    Large de 29cm, longue de 2,07cm, dimensions qu'approximativement elle souhaitait (0,3x2m), avec le même motif dentelle que celle tricotée en début d'année pour Eva.

    La voici au blocage, à l'envers :

    Après la pluie...

     Et ce n'est qu'à ce moment-là que j'ai détecté une superbe erreur. 

    Après la pluie...

    Trop tard pour refaire. Je la laisse en l'état même si j'en suis fort contrariée, d'autant que je n'ai pas manqué d'inspecter régulièrement mon travail. .

     Après la pluie...

    Pour me consoler, je me dis qu'après deux tours de cou, l'erreur sera peu visible. 

    Après la pluie...

    Oui, mais tout de même.

    Ce qui m'a paru le plus intéressant dans cet ouvrage c'est de pouvoir le comparer à l'écharpe d'Eva  : même motif, mêmes aiguilles (du 3 1/2) et un résultat radicalement différent lié au fil : radiangor "porcelaine" pour l'une et kid-silk "brick"pour l'autre.

    Après la pluie...

     Bonne semaine à toutes.


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  • Cette année, les cloches de Pâques ont largué leur cargaison dans les endroits les  plus insolites....

     

    Le saquasac

    Le saquasacLe saquasac

    Quoiqu'il en soit, la motivation -quel que soit l'âge- était au rendez-vous et la récolte assez fructueuse.

     

    Le saquasac

    Cette actualité récente ayant été largement imagée, il faut que j'avoue que depuis quelques temps, je n'avance pas beaucoup dans mes travaux, qu'ils soient d'aiguille ou autres.

    J'ai cependant retouché encore une fois les têtières de mon lit. Je me suis dit, en effet, que c'était stupide de remettre à  plus tard ce qui me paraissait nécessaire, d'autant que le fil bleu marine était encore sur la machine. Mais, c'est bien la dernière fois, car j'ai eu un mal fou à les enfiler, une fois rétrécies.

    Le saquasac

    Et puis, la machine étant sortie, j'ai eu envie de faire une petite chose susceptible de m'apporter une satisfaction immédiate. J'avais acheté un tissu il y a quelque temps déjà pour faire un sac à sacs à utiliser dans ma cuisine.

    Voilà qui fut vite fait.

    Le voici à l'envers : couture anglaise pour plus de solidité et parementure des fentes latérales,élastique dans l'ourlet du bas et deux cordons dans ceux du haut.

    Le saquasac

    A l'endroit, prêt à l'emploi :

    Le saquasac

    Et, en service, destiné à rejoindre rapidement le placard à balais. A mon avis, c'est presque dommage, tant je le trouve séduisant.

    Le saquasac

    Et comme j'ai taillé ce sac dans un tissu d'ameublement de 2m80 de large, il me reste suffisamment d'étoffe  pour faire un autre sac, pour les rouleaux de nappes, cette fois. Mais c'est  une autre histoire.

    Bonne semaine à toutes.


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  • Le lit que j'utilise actuellement, suite à des échanges de mobilier, m'a été donné.

    J'ai toujours aimé ce  modèle avec appuis-tête individuels. Il avait déjà bien vécu : l'habillage en tissu était très défraîchi, usé par endroits et une housse de tête de lit était manquante. 

    Voici son état lorsqu'il m'est arrivé.

    N'est pas tapissier qui veut.

    A l'époque, j'avais pensé que les housses des têtières étant amovibles, ce serait assez simple d'en refaire de nouvelles.

    Et puis, un jour, je suis tombée par hasard sur un tissu bleu marine comme je le souhaitais, très peu cher, en un espèce de plastique doublé d'un jersey qui apparemment le rendait assez extensible. J'en ai alors acheté 5m en imaginant que j'allais tenter de refaire moi-même la garniture de ce lit qui dépareillait tout de même ma chambre remise à neuf.

    Après un démontage en règle, assez facile d'ailleurs, j'ai repeint les piètements qui avaient pris quelques coups d'aspirateur malencontreux

    N'est pas tapissier qui veut.

    et me suis ensuite attaquée aux têtières.

    Et là,  j'ai dû reconnaître que cela n'était pas du tout aussi aisé que je l'espérais. Pourtant, j'ai tout d'abord démonté soigneusement celle qui restait  pour en faire un gabarit, respecté les dimensions mais lorsque j'ai voulu l'installer : catastrophe. Des plis disgracieux fleurissaient tout autour.

    N'est pas tapissier qui veut.

    N'est pas tapissier qui veut.

    J'ai alors pensé que j'avais piqué avec trop de sécurité. J'ai donc rétréci la housse d'un demi-centimère.  Mais au deuxième essai, ce n'était guère mieux, sinon pire.

    N'est pas tapissier qui veut.

    J'avoue qu'à ce stade, j'étais quelque peu désemparée. J'ai alors cherché une explication sur internet et j'ai eu la chance de croiser ce blog .

    J'ai alors pris le parti de contacter l'auteure, qui m'a paru particulièrement douée, vu ses résultats. Et qui, de surcroît, s'est révélée fort aimable. Après envoi de mes premières photos, elle m'a indiqué que je devais avoir environ 2 cm de tissu en trop et m'a expliqué que je devais vérifier en mettant la têtières à l'envers. 

    N'est pas tapissier qui veut.

    Je m'en suis voulu de ne pas y avoir pensé toute seule, d'autant que j'ai déjà pratiqué cette méthode  pour des housses de chaise. J'imagine que j'ai trop fait confiance au gabarit.

    J'ai donc largement rétréci la housse et ce en plusieurs étapes, car le tissu se prête fort mal à la pose d'épingles du fait de son enduit.

    Voici le résultat actuel : encore des plis mais beaucoup moins et je pense que je  pourrais encore améliorer la chose si je retirais quelques millimètres surtout dans le bas de la têtière. 

     

    N'est pas tapissier qui veut.

     

    Ensuite je me suis occupée du cadre. Là aussi j'ai découpé soigneusement le gabarit des coins. J'ai supprimé les coutures qui se trouvaient au milieu des grands lés et ai renoncé à surpiquer les coins par crainte d'avoir à défaire (ce qui aurait été très vilain dans ce tissu enduit).

    N'est pas tapissier qui veut.

    Et voici le lit terminé.

    N'est pas tapissier qui veut.

    Imparfait certes, mais tout de même de la couleur que je souhaitais et beaucoup plus  propre que l'ancien. Cette opération me permettra aussi de patienter quelques années avant de le confier à un professionnel qui non seulement  remplacera l'habillage mais aussi la mousse intérieure qui commence à se déliter.

    Cette expérience m'a permis de conforter mon  impression première : N'est pas tapissieur qui veut. Bonne semaine à toutes.


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  • Je pensais en avoir bientôt fini avec ce modèle alors même que les manches étaient encore en cours de finition.

    J'étais même plutôt satisfaite à voir la belle allure du corps qui, sur cintre, attendait patiemment  ses manches :

    Marsha 

    Je savais déjà, à le regarder, qu'il fallait que je rétrécisse la bande d'encolure dos mais cela ne me paraissait alors qu'une petite formalité pour en arriver à bout.

    Grossière erreur. Au premier essayage, ma désillusion fût grande. Il semble que son séjour sur le cintre ait permis au point mousse de se détendre fâcheusement dans toute la partie supérieure. Ajouté à cela,  j'ai dû commettre quelques erreurs de calcul car alors que le dos et les devants ont strictement le même nombre de rangs, les devants sont trop longs au point de bâiller vilainement au-dessus du bouton, lorsque je le porte.

    Je crains qu'il ne me faille détricoter les devants jusqu'aux emmanchures sûrement, peut-être même jusqu'à la taille .

    Je demanderai jeudi prochain à Pierrette, qui pilote le Groupe de couture dont je fais partie,  quelles seraient les retouches adéquates avant de me lancer tête baissée dans le détricotage en règle.

    Pour l'heure, je vais donc me pencher sur quelque chose de plus simple : une écharpe étroite et longue pour ma soeur qui a des souhaits très précis en la matière. Pour ne pas changer un fil qui gagne, ce sera encore de la Kid Silk mais elle a choisi le coloris "brick", très doux qui s'associe fort bien avec du vert bouteille ou du sépia.

    Marsha

    Et pour le modèle, elle préfère les fleurs de l'écharpe bleue d'Eva. Du déjà vu, très répétitif.

    Bonne semaine à toutes.


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